Livre de Marie-Pierre Maillou
Préface de Monseigneur Michel MOUÏSSE
Evêque de Périgueux et Sarlat
Cri d’âme, cri d’amour…
ou
Le temps des présences silencieuses
Un témoignage sur le veuvage. Un témoignage d’amour et de foi.
Avec ce livre s’achève tout un travail de mémoire, de guérison, d’espérance et de vie.
Après la mort de mon époux, en avril 2002, j’ai écrit…
J’ai écrit d’abord pour moi, pour faire exploser ce qui me menaçait : mes colères, mes cris, mes hantises, mes peurs, mes chagrins, mes doutes. Et cela m’a aidée à guérir tout doucement. Puis j’ai voulu livrer tout ceci à mes quatre filles, laissant alors à l’écriture « dire ce que les lèvres ne disent pas. »
J’ai voulu laisser une trace. Une trace de notre amour, afin que nos filles sachent combien s’aiment leurs parents et pour qu’elles aient, à jamais, ce trésor qu’elles auront à transmettre à leur tour.
Laisser une trace pour partager aussi avec ceux qui aimaient Jacques de son vivant et qui continuent de l’aimer. J’ai écrit parce que j’avais peur qu’on l’oublie…
Enfin m’est venu le désir de partager avec les autres, ceux qui savaient ce qu’était l’épreuve du veuvage et aussi pour ceux qui ne savent pas…
J’ai passionnément désiré écrire pour Jacques, mon Bien-aimé, celui qui est parti vers un Ailleurs de lumière, pour cette part de moi-même qui est perdue avec lui.
J’ai écrit en un tête-à-tête avec lui, avec moi-même et dans un face-à-face avec Dieu.
J’ai écrit pour ne pas mourir avec les mots,
pour tout retenir et ne rien laisser
sur le bord du chemin,
pour que chaque matin puisse se lever,
pour que l’oiseau continue de chanter,
pour que le temps des larmes s’achève,
« pour bâtir sur une île à la dérive une nouvelle terre ».
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« Il n’y a pas d’autre mort que l’absence d’amour. » R. Barjavel |
(voir page "bon de commande")
