Pour nous, veuves ou veufs récents ou non, mais aussi pour toutes les personnes seules pour de multiples raisons, ou les personnes en souffrance, les fêtes de fin d’année restent une période
difficile à vivre. Dans le cadre du veuvage, même entourés, la sérénité sera difficilement au rendez-vous pour la plupart d’entre nous car nous ressentons plus douloureusement l’absence de notre
conjoint. L’Avent est le temps de l’attente, de la paix, un chemin qui nous emmène vers la joie de la naissance du Christ et, -cela est contradictoire-, il est pour nous un temps qu’on
appréhende. Quant à la nouvelle année, on se dit « encore une année seule… », on compte les années « sans lui » et les enfants ne sont souvent pas là ce soir-là. Aussi, lors d’une rencontre avec
un groupe de veuves du Mouvement Espérance et Vie, nous étions décidées à faire en sorte de trouver des astuces pour mieux vivre ce moment afin de retrouver le sens profond de Noël parce que
Noël, c’est garder l’espérance et continuer la vie. Parce qu’on est en route, que la vie est un cadeau, qu’on a à la vivre pleinement et à la partager. C’est un bonheur que celui de la naissance
de Jésus. Dieu est présent dans toute réalité humaine et, au cœur même des difficultés, il y a un Sauveur, Jésus. Nous avons échangé sur ce que nous avions prévu pour ces fêtes de fin d’année, si
nous les appréhendions, en essayant d’anticiper ces difficultés. Nous nous sommes aussi demandé si nous avions à cœur de « faire bonne figure » devant nos enfants, notre famille, nos amis. Mais
surtout nous avs le désir de trouver des idées pour positiver, pour montrer ce que nous pouvions inventer pour vivre ce temps de façon moins douloureuse.
Voici en vrac quelques-unes de nos astuces :
- Je ne supporte pas les lumières de la ville en ce temps de fête, ce gaspillage, cette abondance (« c’est trop et
trop tôt ! ») Alors, pour éviter cette course effrénée, je fais mes achats tout au long de l’année !
· Pour le jour de l’An, j’essaie de trouver une personne seule à inviter.
·Je prie plus souvent.
·J’envoie un calendrier de l’Avent à mes petits-enfants pour qu’ils retrouvent le sens de Noël.
·Je ne prévois qu’un calendrier, de façon à ce que mes enfants apprennent à partager et à attendre ensemble.
·Je ne supporte plus cette société de consommation, je vais essayer de faire changer les choses cette année en
demandant des cadeaux fait-main, plus modestes, plus symboliques.
·Je donne la priorité à la messe, et, à la demande de l’une de mes filles, nous y allons en famille chaque soir la
semaine précédant Noël.
·Je décore la maison avec des éléments de la nature et je prends du temps pour aller chercher ces éléments ;
cela m’apaise. J’ai le sentiment ainsi de préparer mon cœur à Noël.
· Nous faisons une crèche pour le cimetière, à la demande de mon fils.
·Je fabrique une couronne de l’Avent et la bougie allumée chaque soir change l’atmosphère de la maison, je me
sens mieux, plus sereine.
·J’invite les enfants à fabriquer eux-mêmes des petits cadeaux, pour apprendre à donner et pas seulement à
recevoir.
·Je prépare particulièrement la crèche, je place un sujet par jour et j’en profite pour prier davantage devant elle.
· Quand la communication avec les adolescents n’est pas facile (enfants ou petits-enfants) , je leur écris un mot
personnel que je glisse avec les étrennes.
· Je profite de ce temps de Noël pour être en paix, pour ne pas ressasser et pour laisser ce qui ne va pas.
· Je prends le temps de reprendre contact avec une personne que j’ai perdue de vue.
· Je me fais un bon repas pour moi toute seule.
· Avec ma fille, j’irai servir un repas avec le Secours Catholique.
· Moi, j’irai rendre visite à la maison de retraite.